02 décembre 2009
Exposition photographies - Michel Guibal
Galerie Li-pao huang présente
Photographies de Michel Guibal
Psychanalyse à la Chinoise
Vernissage : Le samedi 12 décembre 2009
de 15 H à 21 H
Exposition du 8 décembre 2009 au 4 janvier 2010
16 rue Dauphine-Paris. 75006
Tel+33(0)1 43541490
Contact@galerie-lipao-huang.com
lundi 14h à 19h
Mardi au Samedi 11h à 19 h & sur RDV
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Après des tours et des détours - Dominique Guévenoux
COLLOQUE DE L’AECF de LILLE 21/22 NOV 2009 "Le sujet « encore » en question…"
Intervention de Dominique GUEVENOUX, Psychanalyste, membre de l’AECF de Lille.
Après des tours et des détours, des lignes droites et des courbes, des allées et des venues, des partis et des retours, je dois vous avouer que je fus plongé dans le plus grand embarras : Je n’arrivais pas à saisir le sujet et je me suis alors senti comme ce saint Exu-péri, après la panne de son avion ; Le vol s’était terminé dans le sable… J’entendis alors une question qui résumait à elle seule mon profond embarras pour ne pas dire ma très soudaine solitude : Cette question me parvenait comme sortie de la bouche d’un enfant qui s’adresserait à moi : Dis Monsieur, dessine moi un sujet !
Je saisissais alors mon bloc note… Prendre une feuille de papier bien sûr… Impressionnant ce blanc de la feuille. Un si grand espace, un si petit espace, pour essayer de dessiner en trois dimensions, mais lesquelles, les contours du sujet. Ou bien, se saisir d’une paire de ciseaux et après, produire une bande à laquelle je donnerai une ou trois torsions… Ou bien encore. Non ! Se tenir ici à essayer de lier le verbe qui se fit chair. Inscrire donc, revenir à une écriture… bien qu’une bande Moëbienne, soit déjà une écriture…
Au fond, me dis-je, chacun ne tente t’il pas de faire de sa vie un tracé, de laisser une trace, de tenter une écriture avec tous ces ratages, ces bévues, ces bavures ? Et si cet enfant nous renvoyait à re-prendre cette direction, ce versant, à lui donner un autre « sens », un style ? S’appuyer sur les mots, des mots qui nous lestent dans une langue héritée, celle de nos parents. Et si ce »petit prince » avait à voir avec le sujet « encore » en question, ce sujet qui ne cesse pas de ne pas s’écrire et qui m’a déjà donné tant de fils à tordre, à re-tordre ou à nouer, dénouer, fils de la langue, fil d’Ariane, filigrane?
Et puis, même ce stress… entre tresse et dé-tresse comme « nouage » pris dans un corps « parlé » ; S’tress ( ?)… comme une question qui prit corps, sujet « en corps » en question, encore en représentation, pour dire une « représentance » peut-être, celle de ce quelq’un (S1), sans plus «d’ en soi », sans identité véritable, mais sujet représenté par un signifiant pour un autre signifiant, perle enchainée du collier, un sujet certes mais qui ne cesserait pas de s’évanouir dès lors que l’ombre d’une main, même amie, s’approcherait de son lieu, de son gîte, de son recel…
Et puis, pourquoi surgit à ce moment là, cette figure si humaine, trop humaine, ce cri de Munch, ce hurlement en silence, en ce chemin… comme nu… comme jurant dans le tableau déserté de la condition humaine ? Y a-t-il quelqu’un « pour m’entendre » ?
Et les mains, les mains portées aux contours du visage, comme appelantes l’au-delà mais aussi, comme ne souhaitant pas de réponse…
Et ce ciel orangé, ondulant ! Pire, peut-être, cet arrière « plan » où deux bourgeois semblent se promener, promenade dominicale sans doute, ignorant le corps tordu qui les devance, représentation d’un corps, comme coupé par le milieu, dedans-dehors de la scène, ob-scénité du réel ?
L’enfant, toujours présent, attendait… Lui me regardait avec une expression d’insistance impatiente : -« Dessine moi un sujet quand même » semblait il m’ordonner ce visage poupon… Drôle d’enfant cet enfant là… !?
Ce devait bien être le seul à ne pas se satisfaire de ses livres d’images, de ces dessins jouxtant le conte de fée, des photos de famille qu’on croit éternelles à son âge, à refuser ce fourmillement d’images, d’évidences tronquées qui nous fournissent tant de faux alibis, de miroirs aux alouettes.
Qu’est-ce qui ne va pas chez lui ? De quel astre, de quelle planète arrivait-il pour interroger ce point d’ignorance, ignorant par sa demande les contingences, les bousculades, la miraculeuse et vacillante étincelle d’intelligence humaine, cette petite lumière que les vents des certitudes balayaient au gré des époques, pour les remplacer par d’autres, non moins contingentes ? Savait-il qu’un certain Darwin nous faisait descendre du singe ? Ignorait-il les Dieux menteurs ? Et les temps où l’âme humaine collait au corps, ne se distinguant plus des mots qui s’y s’inscrivaient, recours vain à maintenir à cette enveloppe une consistance, même toute imaginaire ?
Et si je traçais un corps sur cette feuille, une forme, un signifié en corps, se pourrait qu’il s’en contente ? Ou bien devrais je lui tracé à mon tour un rectangle, une boîte qui enfermerait son imagination dans une certitude, celle de tenir là un bien précieux quand bien même cette boîte resterait vide à jamais ? Prend cette boite et mets y le sujet que tu veux, re-trace à ta guise toutes les illusions qui te donneront envie de poursuivre ton chemin, enfant !
Il te faut croire à un chemin, de là où tu parles sans le savoir, où cela te conduira. Il n’y a de progrès que psychique mais c’est avec tes pieds qu’il te faut avancer. Imagine mon « en barras » où les miens m’ont conduit…A considérer que je ne sais pas ce que mon corps veut ou bien de trop le savoir, comme si le besoin où la demande pouvait satisfaire un sujet !
Va plutôt interroger Socrate, toi l’enfant voyageur : Il te dira tenir d’une femme nommée Diotime, étrangère à Athènes, quelque « bien » final à considérer en dernier ressort et que chacun se devrait selon lui de conquérir...
Tu découvriras qu’il fut un temps, pour répondre à ta demande, où il m’eut fallu dessiner deux corps pour en dire un seul. Mâle, femelle ou androgyne, chacun, en forme d’œuf contenait son double en tout. Le mâle avec un autre mâle, la femelle avec une autre femelle. Pour l’androgyne, l’œuf contenait un male et une femelle…
Autrement dit, pour répondre à ta demande, à cette époque je t’aurais dessiné une forme ovoïde comme une forme parfaite, une sphère, tellement parfaite qu’il n’aurait rien manqué, et de fait, s’il ne manquait rien, comment aurai-je pu te dessiner un sujet ? Car pour qu’un sujet se dessine, il faut être manquant à double titre : C’est ce qui le rendra humain.
D’abord d’avoir un corps » mal fichu et tu conviendras aisément que cette « division », de haut en bas le laissera tel un prématuré dans la nécessité des meilleurs soins de ses géniteurs, voilà un point de départ. Il en est un autre, considérable !
Pour cela il faut que je te raconte qu’un certain Zeus, dieu suprême des grecs, fils de Cronos et de Rhéa, souverain des dieux et des hommes fut fâché que les hommes ne désirent rien, pas même se reproduire. Il décida pour les punir de rompre leur coquille, les scindant en deux moitiés distinctes…Impossible d’évoquer depuis un sujet identifiable par sa seule forme sans se proposer aussitôt de le questionner du désir né de cette coupure même. Et d’en déduire logiquement que son plus grand bien, il le situera probablement alors non pas de ce qui le fait désirant mais dans une recherche d’une union avec sa moitié, celle définitivement perdue. Ainsi la puissance de l’amour résiderait selon un certain Aristophane, dans cette union sensible des corps, et où Eros, un autre dieu, n’a d’autres fins que cette aspiration finale.
Mais il faut faire attention à ceci : si Eros n’a d’autres fins que de recouvrer l’unité perdu, alors c’en serait fini du sujet et de son désir. En quelque sorte, Socrate, écoutant Diotime, rapporte que si Eros participe bien à cette force nous poussant chacun à rechercher notre double, la production d’un tel lien irait à l’encontre de ce désir qui nous anime. Pour le sujet donc, Eros apparait comme un menteur, un Dieu trompeur, cherchant à nous ramener au sensible et de nous éloigner du désirable, né de la colère de Zeus à contempler les hommes se satisfaire de leur condition. Il faut dire que lui-même à échapper à la tyrannie d’un père mangeur de ses propres enfants et qu’en tant que fils, il ne put que se rebeller contre ce père… autre père de la « horde primitive », insupportable, mais c’est là un autre mythe…
Il existe donc un bien, une Chose plus grande que ce qu’engendre toute nostalgie de retour vers l’inanimé. Il est du devoir de chacun de le désirer et c’est là la puissance du désir et son orientation la plus sure. Une vertu en quelque sorte que Diotime transmet à Socrate et que je te résume en quelques mots : C’est en voyant la beauté par le moyen de ce qui la rend visible, les sciences étant de ces moyens, qu’il sera « ce sujet désirant » capable d’engendrer des images de la vertu, car ce n’est pas une image qu’il touche, mais des réalités véritables, car c’est la Vérité qu’il touche…Or, s’il enfante la vertu véritable, qu’il la nourrit, ne mérite t’il pas de devenir immortel »
Vois tu enfant que notre condition de sujet est effet d’un réel qui le rend inimaginarisable et que de me demander de le dessiner m’oblige à m’en tenir à ce que les sciences, à le produire en direction de son lieu véritable, m’invite à le rationnaliser à l’extrême, à y mettre « toute la gomme ».
Il est amusant de songer que cet objet gomme aurait alors une double fonction : d’un côté de le faire apparaitre et de l’autre de le faire disparaitre, lieux et temps du sujet…
Que si ce sujet est apparu « sensible » à l’intelligence, il a fallu pour cela le déduire à partir de ce que le langage promeut et que les sciences ont apportés, promotion certes mais comme à rebours…
Et que cette coupure est moins celle d’un dieu, dont il a bien fallu se débarrasser en tous cas faire mourir, pour constater ensuite que de « notre position de sujet », nous en sommes chacun définitivement responsables !
Il n’y a depuis plus rien à maudire ou à espérer, le ciel est vide mais bizarrement ce n’est pas un drame même si notre condition demeure une tragédie. Cela me rappelle qu’un certain Œdipe, lui aussi roi, d’avoir cherché à connaitre la vérité finit par se crever les yeux, délaissant son royaume et Thèbes et sa fortune. Mais cette perte que tu pourrais croire terrible lui permit d’obtenir bien plus, plus que ce qu’il aurait pu imaginer ou rêver, au point que certains disent l’avoir croisé, plus tard, plus loin, sur des chemins mais qu’il était, bien qu’aveugle, devenu à son tour un « oracle »…
Tout cela est très bien répondit l’enfant et je prends acte de ce parcours, bien qu’incomplet. Vous évoquez comme pour me « tracer le dessin du sujet » que je vous réclame, un sujet sensible, celui que Zeus abhorra, puis une érotique mise au service d’un autre bien que celui d’une impossible complétude et qui déboucherait, mettant le monothéisme en péril, le statut d’un sujet dit « moderne », sujet de la science des hommes mais qui s’en distingue en ce que si la science saisit des « réels » mais ne satisfait pas au réel qui nous préoccupe.
D’autre part, ce sujet ne peut-être articulé sans interroger « ce qu’il veut », puisqu’aussi bien il ne cesse de faire retour et de viser une satisfaction. Mais si le véritable « bien » ne se situe pas là où Eros nous trompe comme le Dieu menteur de Descartes, la question de l’objet ne cesse pas de nous poser la question du désir, ce qui inévitablement, nous ramène au statut du sujet.
Objet que l’on sait ne pouvoir avoir la qualité de n’être que partiel en tant que le retour à l’unité des corps est impossible, ratée, quand bien même le fantasme s’active à promouvoir sans cesse l’unarité perdue.
Autrement dit, le sujet « moderne » reprit –t’il à l’intention de l’enfant qui semblait encore le suivre dans ses digressions apparentes, est indissociable de l’objet « a », qui devient la cause du désir et non plus sa visée. C’est dire qu’on assiste là à une subversion du sujet car l’objet « a » comme le souligne Lacan, cet objet « a » comme Reste de la constitution du sujet, jouissance à jamais perdue, est un manque impossible à dire et dont l’écriture ne cesse pas de ne pas s’écrire…
Manque où viennent se loger les objets de la pulsion, où la jouissance (éros) se condense et que l’imaginaire spéculaire recouvre.
Autrement dit, enfant, se dit-il à lui-même, l’analyse doit devenir et faire ad-venir cet objet « a » si l’on veut que le Réel comme impossible produise des effets vertueux…Wo es war, soll Ich werden, là où le CA était, Le Je aura advenu.
Pur effet de la coupure, dans sa présence/ab-sens , le sujet apparait/disparait aux contours d’un objet cause de son désir…et comme un furet il court et court ce sujet, laissant l’emprunte aveugle d’un « pas » dans cette course sans but, dans un cross où il est cap…à peine là et déjà ailleurs…pour une autre aventure et d’autres liaisons. Un drôle d’oiseau ce sujet. Un oiseau de bon-heurt ou d’heurt bon.
« Je le savais » se mit il à chanter…Lui vint à l’esprit la chanson « du poinçonneur des Lilas » et il se dit qu’on aperçoit Gainsbourg à la condition que l’appât du Gain se barre…il rit…
Rouvrant les yeux, comme sorti d’une rêverie diurne, il dut convenir qu’il n’y avait pas d’enfant… L’avait il rêvé ou sera-ce que cet enfant était un autre indispensable à son discours ? En tous cas, son papier encore en main, son crayon dans l’autre, il se persuada qu’il n’avait pu qu’imaginer cet enfant s’adresser à lui, via une demande impossible à satisfaire « telle quelle »…
C’est précisément, à ce moment là, que me revint une autre question, comme si la voix de l’enfant insistait, curiosité insolente. Et en effet, l’enfant reprit la parole: -« Dis moi, si ce que tu ne me traces pas du sujet est équivalant à une coupure et que tu justifies ainsi de ne pas m’en faire un dessin, alors comment ferai-je moi pour m’adresser au sujet si, pour ce faire, je dois m’adresser à une coupure ? »
Je vous remercie.
Contact : Dominique GUEVENOUX , 38, rue Léonard Danel 59800 Lille. Tél : 0320130773 Mail : domguevenoux@gmail.com
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27 novembre 2009
l'erre de lien
Circuit : dans les statistiques j'ai touvé un lien qui renvoyait ici et que je renvoie là-bas mais au passage, merci Danielle !! aller/retour là-bas
(l'exposé de Danielle Treton "l'erre du temps" peut s'écouter ici, dans la colonne de gauche en bas, vous trouverez la rubrique écouter des exposés.)
19:56 Publié dans dimensions négatives | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Menu du week-end
| | 14 minut |
18:53 Publié dans excès | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26 novembre 2009
La première séance
Témoignages d'analysants sur leur première séance d'analyse.
Documentaire de Gérard Miller (diffusé sur F3 idf/centre le 7/11/09)
11:58 Publié dans psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : psychanalyse, la première séance
25 novembre 2009
Séminaire Marie-Laure Caussanel

"Dé à coudre"
Suite aux retours que j'ai eu de mon intervention « Déconnaître » à Lille, au Colloque « Du sujet encore en question » les 21 et 22 novembre 2009, et dans ce trajet de retour de Lille a pris forme mon désir d'aller plus avant. Cette fois-ci, je me risque à poursuivre mon questionnement publiquement sur la déconnaissance, la culture de l'instant, les non-relations, les dimensions négatives, le 3ème sexe, la topologie et le temps, en nous proposant un séminaire de 4 séances les :
Samedi 23 janvier - Samedi 27 février - Samedi 27 mars - Samedi 24 avril 2010
de 18h à 20h
au 75 bis, avenue Danielle Casanova 94200 Ivry sur Seine (sonnez à Cabinet Médical, 2ème étage sur la gauche). Entrée libre.
Et pour celles et ceux qui seraient intéressés de poursuivre par un repas, contribuez en apportant des substances solides et liquides.
Faites-moi signe de votre venue.
75 bis, avenue Danielle Casanova
94200 Ivry sur Seine
tél : 01.45.21.48.71
http://caussanel.free.fr
13:17 Publié dans exposés, colloques... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marie-laure caussanel, topologie lacanienne, 3ème sexe, dimensions négatives, culture de l'instant, non-relations, la topologie et le temps
20 novembre 2009
Du sujet encore en question

AECF Lille (Association d'Etudes de la Chose Freudienne et de la logique de l'inconscient)
En collaboration avec le secteur 59G18 propose un colloque
Les 21 et 22 novembre 2009
Du sujet encore en question
Que le terme de sujet – confondu avec le moi à l’heure de causer des pulsions et de leurs destins – soit chez Freud en son corpus un hapax est chose entendue. C’est à Lacan qu’il revient d’en forger le concept en ne cessant d’y revenir, faisant du sujet un concept fondamental de la psychanalyse. D’une scansion, en 1966 par Lacan de ses Ecrits, qui mette du sujet enfin en question, nous y sommes… encore. Toute pratique se réclamant du discours psychanalytique part de l’hypothèse qu’il y a du sujet. L’usage et l’ordre des termes ne sont pas sans signification ; du sujet ça n’est pas le sujet, et encore moins le bon qui ouvrirait le champ à la ségrégation. Nous insistons ici sur le fait qu’il n’y a pas de sujet libre – là-dessus l’étymologie est remarquable. C’est là mettre l’accent sur le sujet comme effet. Le sujet de l’inconscient – et certainement pas l’inconscient du sujet – est effet du langage, effet de la structure signifiante. Ceci pris en compte libère de la connerie, du discours courant qui, tout en niant la subjectivité – voire, au mieux ou au pire, c’est selon, rabat l’inconscient dit freudien sur le cerveau dit reptilien –, rejette la place et la fonction de la vérité dans le symptôme. Si Lacan ne cesse pas d’interroger la dialectique du sujet – avec par exemple la division du sujet, la subversion du sujet, la topologie du sujet, etc. – il est en revanche sans compromis pour les autres formulations par trop ontologiques telles que : sujet de l’amour, nenni (cf. séminaire L’identification) ; du sujet du désir, pas plus (cf. « Réponses à des étudiants en philosophie » dans Autres écrits) ; un sujet de la représentation ou un sujet de la communication, certainement pas (cf. « La méprise du sujet supposé savoir » dans Autres écrits) ; etc.
Pour autant, les autres formulations sont-elles hors sujet ? Le jeu de mots est facile mais il demande discussion, tant elles sont nombreuses à produire l’éclipse du sujet de l’inconscient, tant les risques d’essentialisme sont grands à n’en rien vouloir savoir. Ainsi, et malgré la réaction de Lacan, dans ce qui se lit, l’expression sujet du désir est celle qui remporte le plus grand succès ; d’autres nous laissent perplexes, certaines nous enchantent…
Si Lacan indique qu’il est « impossible de retrouver l’inconscient sans y mettre toute la gomme, puisque c’est sa fonction d’effacer le sujet 1», n’y a-t-il pas à interroger l’effacement de l’inconscient dans l’apparition des sujets de tout et de rien : « sujet de … » à lire « sujet points de
suspension ». Prendre le sujet comme objet d’un colloque nous ouvre de nombreuses pistes de travail dont certaines peuvent s’avérer glissantes. L’une d’entre elles, sans doute, est celle d’une réification abolissant le transfert de travail et bafouant l’éthique du bien-dire. Chacun est convié à ne pas y céder, par le rapport à l’inconscient dans l’apport au discours psychanalytique, car « de notre position de sujet, nous sommes toujours responsables. Qu’on appelle cela où l’on veut, du terrorisme.2 »
Programme
Ouverture (9h) : allocution de Jean-Charles Cordonnier
Samedi matin (9h30-12h 15) : président de séance : Christian Muller
- Dominique Guévenoux : Je vais et j’ad-viens…entre tes riens
- Marie-Laure Caussanel : Déconnaître
- Bertrand Ogilvie:
Samedi après-midi (14h-17h15) : présidente de séance : Cécilia Luraskit
- Jean Allouch : Sujet du signifiant oui, mais lequel ?
- Catherine Delarue : De la détresse à la subversion : le pas suspendu du sujet
- René Lew : « Le sujet est réponse du réel »
- Robert Lévy : Existe-t-il une précocité du sujet ?
Dimanche matin (9h 00–12h15) président de séance : Daniel Acanthe
- Majid Safouane : Le sujet de la démence, entre éclipse et effacement
- Louis-Georges Papon : La désubjectivation
- Michel Thomé : Hors-sujet : le hors-objet de la mise à plat
- Jeanne Lafont : Le sujet : mathématisé par un point de vue
Dimanche après-midi (14h-17h15) : présidente de séance : Rosa Caron
- Pierre Smet : Danger interne au sujet, danger interne au troupeau
- Joseph-Lê Ta Van, Peter Dyck, Michel Elias : Qu’est-ce que le sujet ?
- Frédéric Dahan : Dé-supposer à ce qui parle
-Amin Hadj-Mouri : Le sujet :négateur de l’être, garant du désir
L i e u , h o r a i r e s , p a r t i c i p a t i o n
Hôtel Alliance, 17, quai du Wault, 59000 Lille.
Le samedi 21 de 9h à 17h30 et le dimanche 22 novembre de 9h à 17h30.
Frais 25 euros/jour, 50 euros pour les 2 jours, 20 euros pour les étudiants, gratuité pour les membres de l'AECF Lille
1. J. Lacan : « La méprise du sujet supposé savoir », Autres écrits, éd. Seuil, Paris, 2001, p. 333.
2. J. Lacan : « La science et la vérité », Ecrits, éd. Seuil, Paris, 1966, p. 858.
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19 novembre 2009
Le vif du sujet
Afin de poursuivre le débat engagé avec la parution de son numéro 22, "C'est à quel sujet ?", la revue de psychanalyse Essaim propose une journée d'étude le 5 décembre prochain à Paris, dont vous trouverez ci-dessous l'argument et le programme.
Le vif du sujet
En psychanalyse, tout comme dans les domaines de la philosophie et du droit, le sujet est actuellement à l'honneur. Mais, pour ce qui concerne notre champ, cet honneur est bien ambigu. A la mesure de l'importance renouvelée qui paraît lui être accordée, on perçoit comme une adultération de sa définition même, de sa raison d'être dans notre pratique.
De représenté par un signifiant pour un autre signifiant, selon la très rigoureuse, et à notre avis, incontournable définition qu'en établit Lacan, il en vient à se faire signe de « nouvelles subjectivités ». Ceci d'une façon qui reste peu problématisée et surtout induit en erreur en s'appuyant sur une clinique qui n'est plus celle du sujet dans sa définition psychanalytique, puisque, comme dans la séméiologie médicale ou psychiatrique, celui-ci se retrouve alors représenté par « un signe pour quelqu'un ».
Cela rend antinomique la notion de sujet et celle de subjectivité. Le sujet est coupure, aphanisis, il s'institue dans la destitution. Le sujet ne se subjective pas. Il est moment d'éclipse qui se manifeste dans la fente de l'une bévue (Unbewusste, inconscient). Il prend la place de ce que Freud appelait « l'hypothèse de l'inconscient ». Si subjectivation il y a, elle est du ressort d'un « je », soit d'une articulation grammaticale, dont le sujet reste en dessous (sub-jet).
Ainsi, sur la base de la confusion du sujet et de la subjectivité, « les nouveaux sujets » se mettent-ils à fleurir sous la plume de certains psychanalystes : nouveaux sujets de la nouvelle économie psychique, nouveaux sujets du sinthome, ... Or, prendre la subjectivité pour le signe du sujet est le plus sûr moyen de ravaler la psychanalyse au rang de psychothérapie et la soumettre à réglementation.
Avec cette journée, la revue Essaim propose de raviver le débat que ces questions ont suscité.
Matin 9h30-12h30.
Présidents de séance : Simone Wiener et Dominique Simonney
Ouverture de la journée : Sophie Aouillé
Daniel Koren. Quoi de neuf ?
Y aurait-t-il un nouveau sujet, effet des sociétés dites postmodernes, présentant une nouvelle économie psychique, affecté par de nouvelles pathologies et induisant une nouvelle clinique ?
S'il y a une réelle nouveauté, sur quel registre se situerait-elle?
Pour aborder ces questions, je proposerai de porter dans un premier temps un regard rétrospectif sur certains moments de l'histoire de la psychanalyse. De Freud (cf. « La morale sexuelle « culturelle » et la nervosité moderne », 1908) et jusqu'à nous, en passant par les « culturalistes » et les « néo-freudiens ».
Cette mise en perspective nous permettra dans un deuxième temps, entre différences et répétitions, de faire la part entre structure et histoire.
Franck Chaumon. Le sujet et les discours
Dans la pensée de Lacan, et ceci tout au long de son enseignement, le concept de sujet est rigoureusement défini. L'usage du terme de « nouveau sujet » ou de « sujet contemporain » en fait fi, visant plutôt les effets de subjectivité liés à la prise du sujet dans le lien social.
Encore faut-il distinguer ce qui ressort du « discours capitaliste » et ce qui relève de la police et du politique, au sens où les définit Jacques Rancière.
Nicolas Guérin. L'idéologie du déclin et la psychanalyse
Le succès récent d'un courant de critique sociale se revendiquant de la psychanalyse lacanienne appelle et ressuscite un réexamen des rapports entre idéologie et psychanalyse. Il s'agit donc d'interroger les "raisons" de ce succès en retraçant notamment l'histoire de ce courant et la généalogie de ses notions principales afin d'en tirer ensuite les conséquences, tant sur le plan de l'épistémologie, de son degré de congruence à l'enseignement de Lacan et de la politique de la psychanalyse.
Après-midi 14h30-18h
Président de séance : Michel Plon
Sylvain Gross. Crise du sujet ou sujet de crise
Le sujet, divisé constitutivement par un signifiant qui le représente auprès d'un autre signifiant dans la chaîne, est toujours en crise. Comment l'idéologie d'une époque le marque-t-elle par les maîtres-mots qui la caractérisent ? Les crises que le sujet présente sont-elles coordonnées à celles du signifiant-maître qui ordonne la jouissance de l'objet ?
Jean-Pierre Lebrun. A propos « des conséquences graves pour la pensée analytique »
Le malentendu est de structure : il ne devrait donc pas trop nous étonner. Serait-il aussi à l'œuvre dans ce qui se présente comme une dénonciation des « conséquences graves pour la pensée analytique » ? C'est ce que nous essayerons de préciser.
Claude Léger. Les transparents
S'il est un trait qui distingue notre civilisation contemporaine, c'est bien l'idéologie de la prévention des risques : en découle une pratique généralisée de la surveillance et de l'évaluation. Celle-ci suppose la transparence des individus, dont le postulat est l'inter-subjectivité, laquelle transforme déjà, au moins pour certains, l'expérience analytique en une technique psycho-éducative.
Conclusion des débats : Erik Porge
92 bis, bd Montparnasse. Paris
9h30-12h30 14h30-18h
Entrée : 50 euros
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19:27 Publié dans exposés, colloques... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 novembre 2009
De l'agent au sujet
Dimensions de la psychanalyse propose un Colloque
L e s 1 0 e t 1 1 o c t o b r e 2 0 0 9
De l ’agent au sujet ,
le semblant s ’appuie sur la vérité
Mettre l’objet en place d’agent du discours est le renversement qui définit une cure comme freudienne, telle que Lacan la formalise. Il va de soi que cela ne peut s’opérer sans sujet pour en assurer la manoeuvre afin de s’en produire lui-même à neuf, c’est-à-dire selon l’intérêt qu’il y prend. Cet intérêt, au sens d’un en-plus, fonde donc le sujet en devenant par là son référent, mais sans pour autant contredire cette phénoménologie qui développe la thèse de l’inscrutabilité de la référence (Quine), doublée de celle de l’indétermination de toute traduction supposée possible cherchant à faire de cette objectalité lien d’un sujet à un autre. À partir d’un tel constat on peut convenir qu’il n’y a pas de discours de la science (en ce qu’elle est fondée de traduction et de référence), malgré la tentative de l’écrire qu’effectue Lacan, ni, dans la foulée du discours de la science, de discours du capitaliste. C’est en quoi le sujet de tout discours, comme sujet de la science, est barré. Si l’on admet une généalogie des discours depuis l’absence d’en-soi signifiant (qui ne fait surgir du signifiant que de son articulation, comme telle fonctionnelle, avec un autre qui dépend de lui en dépendant de celle-ci), absence prise en objet et métaphorisée en sujet : {[S1→S2) → a ]→S/ }, la science comme la politique se défendent de se fonder elles-mêmes de la signifiance et donc d’organiser leur champ d’action, malgré toute apparence, depuis une discursivité bien conçue et impliquant du sujet. Dès lors elles présentent ce champ comme un en-soi. Cependant, le capitalisme n’opère somme toute qu’en s’appuyant sur la liberté (bien qu’aliénée) du producteur, libre de vendre sa force de travail, ou du capitaliste, libre de ne pas l’acheter. Et sinon, d’un côté, liberté de mourir et, de l’autre, liberté de mettre en action la mort (soit le reste du capital, un capital autre que cette force de travail). Lacan retrouvait là, dans la vente et l’achat de la force de travail, le connecteur binaire parfois noté (p│q) qui a valeur de lier comme incompatibles la vente et le non-achat de la force de travail. Si le discours du maître, au sens de Lacan, est la matrice de la catégorie du discours, une matrice que poinçonnent les autres discours (selon les liens fantasmatiques a → S/ , S/ /a , a/ S/ ), quand ce n’est pas le discours du maître qui - 18 - peut s’en charger4 (S/ Δ a), alors le semblant, comme agent, est spécifié par la signifiance unaire S1 elle-même. Il a, selon ses modulations, divers apparaîtres : fonction phallique, en tant qu’évidée, jouissance phallique comme moteur de toute libido, castration signifiante de l’Autre, unarité, mythe du Père… Du semblant au parêtre, il n’y a qu’un pas (Entstellung) de calé — mais décalé et décalant. C’est à reconsidérer trente deux ans durant dans les termes de Freud : l’Acropole est un semblant.
Programme
Samedi matin (9h-12h)
- Christine Bammert : Se pencher d’une margelle à l’autre
- Jeanne Lafont : « Le semblable n’est pas le même »
- René Lew : La gêne des semblances
Samedi après-midi (14h-18h)
- Luc Richir : « Une escroquerie qui tombe juste par rapport à ce qu’est le signifiant »
- Wolfgang Brumetz : Les limites du Lacan fregéen
- Analyse freudienne
- Louis-Georges Papon : Courage et volonté
Dimanche matin (10h00–12h30)
- Marie-Laure Caussanel : Le troisième sexe
- Jean-Michel Mack : Intension et intentions dans les constructions successives du graphe du désir
Dimanche après-midi (14h-17h)
- Hilaire Hastaire : Flaubert l’irréductible
- Frédéric Dahan : L’objet en place d’agent ou la substance freudienne
- Aude Couturier : Du sujet support au sujet agent : un enjambement (avec A. de Libera pour guide)
L i e u , h o r a i r e , i n s c r i p t i o n
Institut protestant de Théologie, 83 bd Arago, 75014 Paris.
Le samedi 10 octobre de 9 h à 18 h, et le dimanche 11 octobre de 10 h à 17 h.
80 € (entrée libre pour les étudiants) à l’ordre de Dimensions de la psychanalyse,
10 avenue Charles-Floquet, 75007 Paris.
* Pas de matrice pour se poinçonner elle-même, selon le langage de la typographie.
16:43 Publié dans exposés, colloques... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dimensions de la psychanalyse
30 octobre 2009
Esoterus êtes-vous ?

Marie Theotokos I

Esoterus II

Esoterus III (êtes vous Freudienne)

Esoterus V (êtes vous Kleinienne)

Esoterus VI (êtes vous Lacanienne)

Esoterus VII (êtes vous Jungienne)

Esoterus VIII (êtes vous Adlerienne)

Esoterus IX (êtes vous Reichienne)
17:21 Publié dans psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
29 octobre 2009
Revue Essaim
| 28.10.09 | Essaim - Revue de psychanalyse Essaim - Lettre d'information n°15 | |
| Afin de poursuivre le débat engagé avec la parution de son numéro 22, "C'est à quel sujet ?", la revue de psychanalyse Essaim propose une journée d'étude le 5 décembre prochain à Paris, dont vous trouverez ci-dessous l'argument et le programme. Le vif du sujetEn psychanalyse, tout comme dans les domaines de la philosophie et du droit, le sujet est actuellement à l'honneur. Mais, pour ce qui concerne notre champ, cet honneur est bien ambigu. A la mesure de l'importance renouvelée qui paraît lui être accordée, on perçoit comme une adultération de sa définition même, de sa raison d'être dans notre pratique. De représenté par un signifiant pour un autre signifiant, selon la très rigoureuse, et à notre avis, incontournable définition qu'en établit Lacan, il en vient à se faire signe de « nouvelles subjectivités ». Ceci d'une façon qui reste peu problématisée et surtout induit en erreur en s'appuyant sur une clinique qui n'est plus celle du sujet dans sa définition psychanalytique, puisque, comme dans la séméiologie médicale ou psychiatrique, celui-ci se retrouve alors représenté par « un signe pour quelqu'un ». Cela rend antinomique la notion de sujet et celle de subjectivité. Le sujet est coupure, aphanisis, il s'institue dans la destitution. Le sujet ne se subjective pas. Il est moment d'éclipse qui se manifeste dans la fente de l'une bévue (Unbewusste, inconscient). Il prend la place de ce que Freud appelait « l'hypothèse de l'inconscient ». Si subjectivation il y a, elle est du ressort d'un « je », soit d'une articulation grammaticale, dont le sujet reste en dessous (sub-jet). Ainsi, sur la base de la confusion du sujet et de la subjectivité, « les nouveaux sujets » se mettent-ils à fleurir sous la plume de certains psychanalystes : nouveaux sujets de la nouvelle économie psychique, nouveaux sujets du sinthome, ... Or, prendre la subjectivité pour le signe du sujet est le plus sûr moyen de ravaler la psychanalyse au rang de psychothérapie et la soumettre à réglementation. Avec cette journée, la revue Essaim propose de raviver le débat que ces questions ont suscité. Matin 9h30-12h30. Présidents de séance : Simone Wiener et Dominique Simonney Ouverture de la journée : Sophie Aouillé Daniel Koren. Quoi de neuf ? Y aurait-t-il un nouveau sujet, effet des sociétés dites postmodernes, présentant une nouvelle économie psychique, affecté par de nouvelles pathologies et induisant une nouvelle clinique ? S'il y a une réelle nouveauté, sur quel registre se situerait-elle? Pour aborder ces questions, je proposerai de porter dans un premier temps un regard rétrospectif sur certains moments de l'histoire de la psychanalyse. De Freud (cf. « La morale sexuelle « culturelle » et la nervosité moderne », 1908) et jusqu'à nous, en passant par les « culturalistes » et les « néo-freudiens ». Cette mise en perspective nous permettra dans un deuxième temps, entre différences et répétitions, de faire la part entre structure et histoire. Franck Chaumon. Le sujet et les discours Dans la pensée de Lacan, et ceci tout au long de son enseignement, le concept de sujet est rigoureusement défini. L'usage du terme de « nouveau sujet » ou de « sujet contemporain » en fait fi, visant plutôt les effets de subjectivité liés à la prise du sujet dans le lien social. Encore faut-il distinguer ce qui ressort du « discours capitaliste » et ce qui relève de la police et du politique, au sens où les définit Jacques Rancière. Nicolas Guérin. L'idéologie du déclin et la psychanalyse Le succès récent d'un courant de critique sociale se revendiquant de la psychanalyse lacanienne appelle et ressuscite un réexamen des rapports entre idéologie et psychanalyse. Il s'agit donc d'interroger les "raisons" de ce succès en retraçant notamment l'histoire de ce courant et la généalogie de ses notions principales afin d'en tirer ensuite les conséquences, tant sur le plan de l'épistémologie, de son degré de congruence à l'enseignement de Lacan et de la politique de la psychanalyse. Après-midi 14h30-18h Président de séance : Michel Plon Sylvain Gross. Crise du sujet ou sujet de crise Le sujet, divisé constitutivement par un signifiant qui le représente auprès d'un autre signifiant dans la chaîne, est toujours en crise. Comment l'idéologie d'une époque le marque-t-elle par les maîtres-mots qui la caractérisent ? Les crises que le sujet présente sont-elles coordonnées à celles du signifiant-maître qui ordonne la jouissance de l'objet ? Jean-Pierre Lebrun. A propos « des conséquences graves pour la pensée analytique » Le malentendu est de structure : il ne devrait donc pas trop nous étonner. Serait-il aussi à l'œuvre dans ce qui se présente comme une dénonciation des « conséquences graves pour la pensée analytique » ? C'est ce que nous essayerons de préciser. Claude Léger. Les transparents S'il est un trait qui distingue notre civilisation contemporaine, c'est bien l'idéologie de la prévention des risques : en découle une pratique généralisée de la surveillance et de l'évaluation. Celle-ci suppose la transparence des individus, dont le postulat est l'inter-subjectivité, laquelle transforme déjà, au moins pour certains, l'expérience analytique en une technique psycho-éducative. Conclusion des débats : Erik Porge 92 bis, bd Montparnasse. Paris Vous pouvez vous abonner directement sur le site des éditions Érès : cliquer ici. Vous pouvez également opter pour le prélèvement automatique en renvoyant le document ci-joint : cliquer ici Pour tout nouvel abonnement, vous recevrez en cadeau un exemplaire de votre choix (dans la limite des stocks disponibles) d'un ancien numéro d'Essaim. S'ABONNER, C'EST SOUTENIR LA REVUE | |
| SOMMAIRE DU N ° 22 | |
| Éditorial Franck Chaumon, Sujet de l'inconscient, subjectivité politique Erik Porge, Un sujet sans subjectivité Patrick Faugeras, Politique du sujet Thierry Longé, Parcours de la Sehnsucht dans l'œuvre de Freud : au commencement Christian Fierens, Le dire du pastout Rodrigo Toscano, Lacan avec Sade : objet a et jouissances sadique et masochiste Simone Wiener, De vains secrets | |
| Lectures | |
Emmanuel Brassat, Alain de Libera, Archéologie du sujet Christine Chaumon, Henri Rey-Flaud, L'enfant qui s'est arrêté au seuil du langage Michel Plon, Fernand Cambon, De quoi est fait l'inconscient Erik Porge, Philippe Porret, La Chine de la psychanalyse Dominique Simonney, Nestor A. Braunstein, Depuis Freud, après Lacan Philippe Porret, Fernand Deligny, L'arachnéen et autres textes Daniel Koren, François Perrier, La Chaussée d'Antin |
18:21 Publié dans psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 octobre 2009
Tore troué
Si un tore est "comme une bouée"

représentée ici comme un carrefour de bande
source de l'image : http://caussanel.free.fr/topologie/lysimaque/topoRL0907/topoRL_0907.html
Si l'on suit le fil on s'apperçoit qu'il ne forme qu'un bord, donc il n'y a qu'un trou.
Alors
"comme une bouée trouée",
c'est à dire qu'il aurait perdu sa fonctionnalité, bon au rebus ou à rapiécer avec une pastille...
mais aussi comme "un coup de canif dans le contrat", sachant que couper d'un trait, les bords s'écartent et forme un bord rond.
Voilà donc un trou dans la réalité qui modifie la demande et le désir, et où le réel et la réalité se confondent. aïe aïe aïe....
13:52 Publié dans dimensions négatives | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tore troué
Peintures à acheter !!!
"Un, deux, trois, beaucoup"
gouaches de Marie-Laure Caussanel
qui se lance dans une carrière artistique internationale voyez-vous ça :)
(cliquez dessus pour voir chacune)
Une peinture : 37,50 euros
L'ensemble : 150 euros
format : 30cm x 40cm
Ces peintures étant uniques, elles seront peintes à la demande, ces femmes ne seront donc pas exactement les mêmes.
Pour infos et commande : cliquez ici
Pourquoi acheter ? Promotion du féminin !
09:36 Publié dans dessins | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : marie-laure caussanel
23 octobre 2009
le calcul Maya
Rien à dire, absolument traits fascinant.
21:04 Publié dans dimensions négatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le calcul maya, multiplication
Retour à Freud
Sans transition (quoique c'est tambour battant), s'annonce dans les couloirs du temps de la psychanalyse, un certain "Retour à Freud"....
et j'ai même entendu dire que là où se trouve aujourd'hui la psychanalyse de demain, c'est à dire les avancées les plus remarquables se repéraient dans les Associations (de psycanalystes) Freudiennes (se rapportant à associations et non aux psychanalystes femmes.... quoique... on se demande... depuis Freud, que veut la femme, n'est-ce pas ? Y en-a-t-elle (?) "une" (?) qui peut le dire ?).
Temps de crise ? Crise de la psychanalyse ? Temps de la psychanalyse... qui doit se faire psychanalyser sans doute. Allongez-vous ma Chère... Etendez-vous... dites-nous vos associations... Vous souffrez ?
Toujours est-il que nous sommes marqués par ces créateurs du début XXème, Poincaré, Einstein... qui pouvaient encore "scientifiser" à partir de leurs propres observations. Aujourd'hui la tendance, le bain contextuel, tend à laver les observations, à produire des observations propres, c'est à dire où le "sujet" qui parle serait tout à fait exclu de ce qu'il dit. Des observations objectives comme on dit, valeureuse valeurs universelles dépourvues d'affect, qui polissent le "sujet", tout en collectant partout que des petits grands "je". L'artefact est de taille. Comment un certain discours de vérité, affecté à souhait, lie la pratique et la théorie, peut retrouver visage humain sans avoir peur de se 'dépouvoiriser'... Comment le "ich" peut être réintroduit en psychanalyse sans qu'il soit obscène... Comment le sexe peut-il encore couler à flot... Comment les psychanalystes peuvent-ils encore fumer des cigares... Comment c'est qu'on ment ?
10:18 Publié dans psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : psychanalyse, freud
09 octobre 2009
un lave linge topologique
Points de capitons, plis, noeud de trèfle, tresse, croisements, bords... dessus/dessous,
dessus, en vrai (en substance) et dessous, en image (en représentation)
et coté pratique
le dessus peut se mettre dedans
le dessous, pas de machine, il se lave à la main
...ode au rose...
19:12 Publié dans excès | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lave linge dessus dessous
01 octobre 2009
Deuil d'un bébé
Ces connaissances profondes et sensées, cette culture immonde et capitonée subdivise le subconscient en parties inégales, du conscient intellectuel et banal. Actionne le compresseur de mirages afin de subvenir à la décomposition des nuages. Ta névrosité capitonne les parois d'une complexité de l'au-delà, en d'irréelles réalités qu'un homme ne peut percer ni même éfleurer. Intérieurement de nous tous règent un peuple amstrongien où une force qui pousse à l'extrémité du bien, maudit ton groupe sanguin, te détruit à la neutralité du néant. Néanmoins la mobilité de ton corps renaîtra impérativement après ta mort en un son invisible que le vent emportera dans l'empire du tracas. L'humanité pleurera ton obèse complexité que tu verseras dans la nudité du désarois amidoné. La pesenteur t'exterminera dans ces profondeurs. J'aurai la visualité de te rejoindre lorsque mes connaissances insensées auront asser buté sur cette toupie.
J'expire mes condoléances.
Marie-Laure Caussanel, décembre 1980
En hommage à ma mère, Marie-Claire Lejosne, décédée cette nuit dans son sommeil à l'âge de 79 ans....
09:31 Publié dans culture de l'instant | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : marie-claire lejosne
16 septembre 2009
ligne Ah!follante
de Chantal Thomas, collection 2009/2010 (merci à "leboudoirdecathy") pour la photo
La porte fermée
Tu veux voir à travers
"la serrure"
et la serrure se dilate
s'agrandit
Retournement
regarde
comme j'y passe
comme ça traverse
j'ai la clef
j'y songe
Boucle
de quelle serrure ?
Reboucle
La porte fermée
13:39 Publié dans dimensions négatives | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : lingerie, ligne, chantal thomas
14 septembre 2009
Un train sec quoi ?
10:19 Publié dans culture de l'instant | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Un train sec
10:13 Publié dans culture de l'instant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

























