01 octobre 2009
Deuil d'un bébé
Ces connaissances profondes et sensées, cette culture immonde et capitonée subdivise le subconscient en parties inégales, du conscient intellectuel et banal. Actionne le compresseur de mirages afin de subvenir à la décomposition des nuages. Ta névrosité capitonne les parois d'une complexité de l'au-delà, en d'irréelles réalités qu'un homme ne peut percer ni même éfleurer. Intérieurement de nous tous règent un peuple amstrongien où une force qui pousse à l'extrémité du bien, maudit ton groupe sanguin, te détruit à la neutralité du néant. Néanmoins la mobilité de ton corps renaîtra impérativement après ta mort en un son invisible que le vent emportera dans l'empire du tracas. L'humanité pleurera ton obèse complexité que tu verseras dans la nudité du désarois amidoné. La pesenteur t'exterminera dans ces profondeurs. J'aurai la visualité de te rejoindre lorsque mes connaissances insensées auront asser buté sur cette toupie.
J'expire mes condoléances.
Marie-Laure Caussanel, décembre 1980
En hommage à ma mère, Marie-Claire Lejosne, décédée cette nuit dans son sommeil à l'âge de 79 ans....
09:31 Publié dans culture de l'instant | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : marie-claire lejosne

















Commentaires
Ecrit par : Michel Thomé | 08 octobre 2009
Répondre à ce commentaireJe n'ai pas la réponse.
Sinon les couloirs du temps qui n'empruntent pas que des géodésiques...
Disons que j'avais 16 ans et j'étais en pleine révolution intellectuelle, j'organisais mes premiers écrits (tapés à la machine à écrire...)
Je suis retombée dessus il y a quelques temps, j'ai publié alors "interlulude" et quand j'ai relu celui-ci, j'ai tout de suite compris que je le publierais en hommage à ma mère.
Deuil d'un bébé c'est comme une involution révolutive, ça crochette dans les trous, ça racle des bords, ça perce un brin, et ça se sonnorise... enfin je crois...
Ecrit par : mlc | 09 octobre 2009
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Ecrit par : personne | 10 octobre 2009
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