10 septembre 2009

Séminaire Richard Abibon

Mercredi 16 septembre 2009

 

Richard Abibon

 

Les toiles des rêves

 

La scène primitive

 

 

Je mettrais l’année à venir sous le signe de cette aporie freudienne, que je tenterais d’explorer à l’aide de mes rêves. Car, depuis l’homme aux loups et son rêve des 5 loups dans l’arbre, qu’a-t-on exploré du côté de la pratique ? J’avais commencé à aborder le sujet l’an dernier, car il s’était imposé à moi. La discussion qui s’en est suivie avec des collègues sur des forums m’a amené à rapprocher la scène primitive et la passe, comme le début et la fin, la rencontre de l’Autre et la sortie de cure, comme ce moment topologique où une coupure se recoupe, permettant à une rondelle de surface de tomber, comme signifié et signification.

Ce parcours d’une coupure s’assimile au cadre d’un tableau. Mais où est le cadre lorsqu’il s’agit d’une fresque et mieux, lorsque celle-ci enrobe l’ensemble d’une pièce ? Eh bien c’est simple : le cadre, c’est la surface de la pièce elle-même se fermant en volume, tant il est vrai qu’une coupure n’a que le nombre dimensions inférieur de -1 au nombre de dimension de l’espace dans lequel elle opère. Si c’est un volume qui est considéré, la coupure sera une surface.

Je me réfère ici à la définition de la dimension selon Poincaré, et je montrerai en quoi elle est insuffisante pour notre discipline : l’inconscient subvertit volontiers les limites, notamment celle des espaces, et la précision des définitions ne nous sauve pas de cette transgression. Pour l’illustrer, (mais est-ce une illustration ou le fonctionnement de la structure ?), je m’appuierai sur cette fresque d'Ambroggio Lorenzetti que l’on trouve au Palazzo Publico de Sienne :

 

 

 

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L’Allégorie du bon gouvernement, qui nous empêche de la lire comme la question du gouvernement de soi-même ? N’est-ce pas ce que l’on cherche en analyse ? Si tout se passe bien, j’en viendrai donc, à partir d’une étude de cette fresque, à glisser à nouveau vers la définition de l’espace, via, les perceptions et la lettre 52, où Freud les mets en scène comme entrée de l’appareil psychique, à mettre en connexion, comme recoupe de l’espace, avec la conscience qui en ferait la sortie, définissant intérieur et extérieur.

Je reviendrai aussi si j’ai le temps sur L’école d’Athènes, de Raphaël, que je n’avais pas eu le temps, l’an dernier, de finir d’explorer. La question de l’allégorie elle-même, comme forme de métaphore, nous ramènera à celle du cadre et de la scène primitive qui s’instituera cadre à toute la suite de l’activité psychique.

 

Chez Richard Abibon, 60-64 rue Emériau, Tour Panorama, entrée sud 23ème étage, appartement 04-75015 Paris, Métro Charles Michels, à 21h, le 3ème mercredi de chaque mois, d’octobre à juin. 01 45 75 15 22 /06 84 75 94 06

 

Richard Abibon
64 rue Emeriau
Tour Panorama
23ème étage appartement 04
75015 Paris
01 45 75 15 22 / 06 84 75 94 06
abibonrichard@wanadoo.fr
http://pagesperso-orange.fr/topologie/

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