25 novembre 2009
Séminaire Marie-Laure Caussanel

"Dé à coudre"
Suite aux retours que j'ai eu de mon intervention « Déconnaître » à Lille, au Colloque « Du sujet encore en question » les 21 et 22 novembre 2009, et dans ce trajet de retour de Lille a pris forme mon désir d'aller plus avant. Cette fois-ci, je me risque à poursuivre mon questionnement publiquement sur la déconnaissance, la culture de l'instant, les non-relations, les dimensions négatives, le 3ème sexe, la topologie et le temps, en nous proposant un séminaire de 4 séances les :
Samedi 23 janvier - Samedi 27 février - Samedi 27 mars - Samedi 24 avril 2010
de 18h à 20h
au 75 bis, avenue Danielle Casanova 94200 Ivry sur Seine (sonnez à Cabinet Médical, 2ème étage sur la gauche). Entrée libre.
Et pour celles et ceux qui seraient intéressés de poursuivre par un repas, contribuez en apportant des substances solides et liquides.
Faites-moi signe de votre venue.
75 bis, avenue Danielle Casanova
94200 Ivry sur Seine
tél : 01.45.21.48.71
http://caussanel.free.fr
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20 novembre 2009
Du sujet encore en question

AECF Lille (Association d'Etudes de la Chose Freudienne et de la logique de l'inconscient)
En collaboration avec le secteur 59G18 propose un colloque
Les 21 et 22 novembre 2009
Du sujet encore en question
Que le terme de sujet – confondu avec le moi à l’heure de causer des pulsions et de leurs destins – soit chez Freud en son corpus un hapax est chose entendue. C’est à Lacan qu’il revient d’en forger le concept en ne cessant d’y revenir, faisant du sujet un concept fondamental de la psychanalyse. D’une scansion, en 1966 par Lacan de ses Ecrits, qui mette du sujet enfin en question, nous y sommes… encore. Toute pratique se réclamant du discours psychanalytique part de l’hypothèse qu’il y a du sujet. L’usage et l’ordre des termes ne sont pas sans signification ; du sujet ça n’est pas le sujet, et encore moins le bon qui ouvrirait le champ à la ségrégation. Nous insistons ici sur le fait qu’il n’y a pas de sujet libre – là-dessus l’étymologie est remarquable. C’est là mettre l’accent sur le sujet comme effet. Le sujet de l’inconscient – et certainement pas l’inconscient du sujet – est effet du langage, effet de la structure signifiante. Ceci pris en compte libère de la connerie, du discours courant qui, tout en niant la subjectivité – voire, au mieux ou au pire, c’est selon, rabat l’inconscient dit freudien sur le cerveau dit reptilien –, rejette la place et la fonction de la vérité dans le symptôme. Si Lacan ne cesse pas d’interroger la dialectique du sujet – avec par exemple la division du sujet, la subversion du sujet, la topologie du sujet, etc. – il est en revanche sans compromis pour les autres formulations par trop ontologiques telles que : sujet de l’amour, nenni (cf. séminaire L’identification) ; du sujet du désir, pas plus (cf. « Réponses à des étudiants en philosophie » dans Autres écrits) ; un sujet de la représentation ou un sujet de la communication, certainement pas (cf. « La méprise du sujet supposé savoir » dans Autres écrits) ; etc.
Pour autant, les autres formulations sont-elles hors sujet ? Le jeu de mots est facile mais il demande discussion, tant elles sont nombreuses à produire l’éclipse du sujet de l’inconscient, tant les risques d’essentialisme sont grands à n’en rien vouloir savoir. Ainsi, et malgré la réaction de Lacan, dans ce qui se lit, l’expression sujet du désir est celle qui remporte le plus grand succès ; d’autres nous laissent perplexes, certaines nous enchantent…
Si Lacan indique qu’il est « impossible de retrouver l’inconscient sans y mettre toute la gomme, puisque c’est sa fonction d’effacer le sujet 1», n’y a-t-il pas à interroger l’effacement de l’inconscient dans l’apparition des sujets de tout et de rien : « sujet de … » à lire « sujet points de
suspension ». Prendre le sujet comme objet d’un colloque nous ouvre de nombreuses pistes de travail dont certaines peuvent s’avérer glissantes. L’une d’entre elles, sans doute, est celle d’une réification abolissant le transfert de travail et bafouant l’éthique du bien-dire. Chacun est convié à ne pas y céder, par le rapport à l’inconscient dans l’apport au discours psychanalytique, car « de notre position de sujet, nous sommes toujours responsables. Qu’on appelle cela où l’on veut, du terrorisme.2 »
Programme
Ouverture (9h) : allocution de Jean-Charles Cordonnier
Samedi matin (9h30-12h 15) : président de séance : Christian Muller
- Dominique Guévenoux : Je vais et j’ad-viens…entre tes riens
- Marie-Laure Caussanel : Déconnaître
- Bertrand Ogilvie:
Samedi après-midi (14h-17h15) : présidente de séance : Cécilia Luraskit
- Jean Allouch : Sujet du signifiant oui, mais lequel ?
- Catherine Delarue : De la détresse à la subversion : le pas suspendu du sujet
- René Lew : « Le sujet est réponse du réel »
- Robert Lévy : Existe-t-il une précocité du sujet ?
Dimanche matin (9h 00–12h15) président de séance : Daniel Acanthe
- Majid Safouane : Le sujet de la démence, entre éclipse et effacement
- Louis-Georges Papon : La désubjectivation
- Michel Thomé : Hors-sujet : le hors-objet de la mise à plat
- Jeanne Lafont : Le sujet : mathématisé par un point de vue
Dimanche après-midi (14h-17h15) : présidente de séance : Rosa Caron
- Pierre Smet : Danger interne au sujet, danger interne au troupeau
- Joseph-Lê Ta Van, Peter Dyck, Michel Elias : Qu’est-ce que le sujet ?
- Frédéric Dahan : Dé-supposer à ce qui parle
-Amin Hadj-Mouri : Le sujet :négateur de l’être, garant du désir
L i e u , h o r a i r e s , p a r t i c i p a t i o n
Hôtel Alliance, 17, quai du Wault, 59000 Lille.
Le samedi 21 de 9h à 17h30 et le dimanche 22 novembre de 9h à 17h30.
Frais 25 euros/jour, 50 euros pour les 2 jours, 20 euros pour les étudiants, gratuité pour les membres de l'AECF Lille
1. J. Lacan : « La méprise du sujet supposé savoir », Autres écrits, éd. Seuil, Paris, 2001, p. 333.
2. J. Lacan : « La science et la vérité », Ecrits, éd. Seuil, Paris, 1966, p. 858.
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19 novembre 2009
Le vif du sujet
Afin de poursuivre le débat engagé avec la parution de son numéro 22, "C'est à quel sujet ?", la revue de psychanalyse Essaim propose une journée d'étude le 5 décembre prochain à Paris, dont vous trouverez ci-dessous l'argument et le programme.
Le vif du sujet
En psychanalyse, tout comme dans les domaines de la philosophie et du droit, le sujet est actuellement à l'honneur. Mais, pour ce qui concerne notre champ, cet honneur est bien ambigu. A la mesure de l'importance renouvelée qui paraît lui être accordée, on perçoit comme une adultération de sa définition même, de sa raison d'être dans notre pratique.
De représenté par un signifiant pour un autre signifiant, selon la très rigoureuse, et à notre avis, incontournable définition qu'en établit Lacan, il en vient à se faire signe de « nouvelles subjectivités ». Ceci d'une façon qui reste peu problématisée et surtout induit en erreur en s'appuyant sur une clinique qui n'est plus celle du sujet dans sa définition psychanalytique, puisque, comme dans la séméiologie médicale ou psychiatrique, celui-ci se retrouve alors représenté par « un signe pour quelqu'un ».
Cela rend antinomique la notion de sujet et celle de subjectivité. Le sujet est coupure, aphanisis, il s'institue dans la destitution. Le sujet ne se subjective pas. Il est moment d'éclipse qui se manifeste dans la fente de l'une bévue (Unbewusste, inconscient). Il prend la place de ce que Freud appelait « l'hypothèse de l'inconscient ». Si subjectivation il y a, elle est du ressort d'un « je », soit d'une articulation grammaticale, dont le sujet reste en dessous (sub-jet).
Ainsi, sur la base de la confusion du sujet et de la subjectivité, « les nouveaux sujets » se mettent-ils à fleurir sous la plume de certains psychanalystes : nouveaux sujets de la nouvelle économie psychique, nouveaux sujets du sinthome, ... Or, prendre la subjectivité pour le signe du sujet est le plus sûr moyen de ravaler la psychanalyse au rang de psychothérapie et la soumettre à réglementation.
Avec cette journée, la revue Essaim propose de raviver le débat que ces questions ont suscité.
Matin 9h30-12h30.
Présidents de séance : Simone Wiener et Dominique Simonney
Ouverture de la journée : Sophie Aouillé
Daniel Koren. Quoi de neuf ?
Y aurait-t-il un nouveau sujet, effet des sociétés dites postmodernes, présentant une nouvelle économie psychique, affecté par de nouvelles pathologies et induisant une nouvelle clinique ?
S'il y a une réelle nouveauté, sur quel registre se situerait-elle?
Pour aborder ces questions, je proposerai de porter dans un premier temps un regard rétrospectif sur certains moments de l'histoire de la psychanalyse. De Freud (cf. « La morale sexuelle « culturelle » et la nervosité moderne », 1908) et jusqu'à nous, en passant par les « culturalistes » et les « néo-freudiens ».
Cette mise en perspective nous permettra dans un deuxième temps, entre différences et répétitions, de faire la part entre structure et histoire.
Franck Chaumon. Le sujet et les discours
Dans la pensée de Lacan, et ceci tout au long de son enseignement, le concept de sujet est rigoureusement défini. L'usage du terme de « nouveau sujet » ou de « sujet contemporain » en fait fi, visant plutôt les effets de subjectivité liés à la prise du sujet dans le lien social.
Encore faut-il distinguer ce qui ressort du « discours capitaliste » et ce qui relève de la police et du politique, au sens où les définit Jacques Rancière.
Nicolas Guérin. L'idéologie du déclin et la psychanalyse
Le succès récent d'un courant de critique sociale se revendiquant de la psychanalyse lacanienne appelle et ressuscite un réexamen des rapports entre idéologie et psychanalyse. Il s'agit donc d'interroger les "raisons" de ce succès en retraçant notamment l'histoire de ce courant et la généalogie de ses notions principales afin d'en tirer ensuite les conséquences, tant sur le plan de l'épistémologie, de son degré de congruence à l'enseignement de Lacan et de la politique de la psychanalyse.
Après-midi 14h30-18h
Président de séance : Michel Plon
Sylvain Gross. Crise du sujet ou sujet de crise
Le sujet, divisé constitutivement par un signifiant qui le représente auprès d'un autre signifiant dans la chaîne, est toujours en crise. Comment l'idéologie d'une époque le marque-t-elle par les maîtres-mots qui la caractérisent ? Les crises que le sujet présente sont-elles coordonnées à celles du signifiant-maître qui ordonne la jouissance de l'objet ?
Jean-Pierre Lebrun. A propos « des conséquences graves pour la pensée analytique »
Le malentendu est de structure : il ne devrait donc pas trop nous étonner. Serait-il aussi à l'œuvre dans ce qui se présente comme une dénonciation des « conséquences graves pour la pensée analytique » ? C'est ce que nous essayerons de préciser.
Claude Léger. Les transparents
S'il est un trait qui distingue notre civilisation contemporaine, c'est bien l'idéologie de la prévention des risques : en découle une pratique généralisée de la surveillance et de l'évaluation. Celle-ci suppose la transparence des individus, dont le postulat est l'inter-subjectivité, laquelle transforme déjà, au moins pour certains, l'expérience analytique en une technique psycho-éducative.
Conclusion des débats : Erik Porge
92 bis, bd Montparnasse. Paris
9h30-12h30 14h30-18h
Entrée : 50 euros
30 euros pour les abonnés à la revue (possibilité de s'abonner sur place)
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18 novembre 2009
De l'agent au sujet
Dimensions de la psychanalyse propose un Colloque
L e s 1 0 e t 1 1 o c t o b r e 2 0 0 9
De l ’agent au sujet ,
le semblant s ’appuie sur la vérité
Mettre l’objet en place d’agent du discours est le renversement qui définit une cure comme freudienne, telle que Lacan la formalise. Il va de soi que cela ne peut s’opérer sans sujet pour en assurer la manoeuvre afin de s’en produire lui-même à neuf, c’est-à-dire selon l’intérêt qu’il y prend. Cet intérêt, au sens d’un en-plus, fonde donc le sujet en devenant par là son référent, mais sans pour autant contredire cette phénoménologie qui développe la thèse de l’inscrutabilité de la référence (Quine), doublée de celle de l’indétermination de toute traduction supposée possible cherchant à faire de cette objectalité lien d’un sujet à un autre. À partir d’un tel constat on peut convenir qu’il n’y a pas de discours de la science (en ce qu’elle est fondée de traduction et de référence), malgré la tentative de l’écrire qu’effectue Lacan, ni, dans la foulée du discours de la science, de discours du capitaliste. C’est en quoi le sujet de tout discours, comme sujet de la science, est barré. Si l’on admet une généalogie des discours depuis l’absence d’en-soi signifiant (qui ne fait surgir du signifiant que de son articulation, comme telle fonctionnelle, avec un autre qui dépend de lui en dépendant de celle-ci), absence prise en objet et métaphorisée en sujet : {[S1→S2) → a ]→S/ }, la science comme la politique se défendent de se fonder elles-mêmes de la signifiance et donc d’organiser leur champ d’action, malgré toute apparence, depuis une discursivité bien conçue et impliquant du sujet. Dès lors elles présentent ce champ comme un en-soi. Cependant, le capitalisme n’opère somme toute qu’en s’appuyant sur la liberté (bien qu’aliénée) du producteur, libre de vendre sa force de travail, ou du capitaliste, libre de ne pas l’acheter. Et sinon, d’un côté, liberté de mourir et, de l’autre, liberté de mettre en action la mort (soit le reste du capital, un capital autre que cette force de travail). Lacan retrouvait là, dans la vente et l’achat de la force de travail, le connecteur binaire parfois noté (p│q) qui a valeur de lier comme incompatibles la vente et le non-achat de la force de travail. Si le discours du maître, au sens de Lacan, est la matrice de la catégorie du discours, une matrice que poinçonnent les autres discours (selon les liens fantasmatiques a → S/ , S/ /a , a/ S/ ), quand ce n’est pas le discours du maître qui - 18 - peut s’en charger4 (S/ Δ a), alors le semblant, comme agent, est spécifié par la signifiance unaire S1 elle-même. Il a, selon ses modulations, divers apparaîtres : fonction phallique, en tant qu’évidée, jouissance phallique comme moteur de toute libido, castration signifiante de l’Autre, unarité, mythe du Père… Du semblant au parêtre, il n’y a qu’un pas (Entstellung) de calé — mais décalé et décalant. C’est à reconsidérer trente deux ans durant dans les termes de Freud : l’Acropole est un semblant.
Programme
Samedi matin (9h-12h)
- Christine Bammert : Se pencher d’une margelle à l’autre
- Jeanne Lafont : « Le semblable n’est pas le même »
- René Lew : La gêne des semblances
Samedi après-midi (14h-18h)
- Luc Richir : « Une escroquerie qui tombe juste par rapport à ce qu’est le signifiant »
- Wolfgang Brumetz : Les limites du Lacan fregéen
- Analyse freudienne
- Louis-Georges Papon : Courage et volonté
Dimanche matin (10h00–12h30)
- Marie-Laure Caussanel : Le troisième sexe
- Jean-Michel Mack : Intension et intentions dans les constructions successives du graphe du désir
Dimanche après-midi (14h-17h)
- Hilaire Hastaire : Flaubert l’irréductible
- Frédéric Dahan : L’objet en place d’agent ou la substance freudienne
- Aude Couturier : Du sujet support au sujet agent : un enjambement (avec A. de Libera pour guide)
L i e u , h o r a i r e , i n s c r i p t i o n
Institut protestant de Théologie, 83 bd Arago, 75014 Paris.
Le samedi 10 octobre de 9 h à 18 h, et le dimanche 11 octobre de 10 h à 17 h.
80 € (entrée libre pour les étudiants) à l’ordre de Dimensions de la psychanalyse,
10 avenue Charles-Floquet, 75007 Paris.
* Pas de matrice pour se poinçonner elle-même, selon le langage de la typographie.
16:43 Publié dans exposés, colloques... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dimensions de la psychanalyse
10 septembre 2009
Séminaire Richard Abibon
Mercredi 16 septembre 2009
Richard Abibon
Les toiles des rêves
La scène primitive
Je mettrais l’année à venir sous le signe de cette aporie freudienne, que je tenterais d’explorer à l’aide de mes rêves. Car, depuis l’homme aux loups et son rêve des 5 loups dans l’arbre, qu’a-t-on exploré du côté de la pratique ? J’avais commencé à aborder le sujet l’an dernier, car il s’était imposé à moi. La discussion qui s’en est suivie avec des collègues sur des forums m’a amené à rapprocher la scène primitive et la passe, comme le début et la fin, la rencontre de l’Autre et la sortie de cure, comme ce moment topologique où une coupure se recoupe, permettant à une rondelle de surface de tomber, comme signifié et signification.
Ce parcours d’une coupure s’assimile au cadre d’un tableau. Mais où est le cadre lorsqu’il s’agit d’une fresque et mieux, lorsque celle-ci enrobe l’ensemble d’une pièce ? Eh bien c’est simple : le cadre, c’est la surface de la pièce elle-même se fermant en volume, tant il est vrai qu’une coupure n’a que le nombre dimensions inférieur de -1 au nombre de dimension de l’espace dans lequel elle opère. Si c’est un volume qui est considéré, la coupure sera une surface.
Je me réfère ici à la définition de la dimension selon Poincaré, et je montrerai en quoi elle est insuffisante pour notre discipline : l’inconscient subvertit volontiers les limites, notamment celle des espaces, et la précision des définitions ne nous sauve pas de cette transgression. Pour l’illustrer, (mais est-ce une illustration ou le fonctionnement de la structure ?), je m’appuierai sur cette fresque d'Ambroggio Lorenzetti que l’on trouve au Palazzo Publico de Sienne :
L’Allégorie du bon gouvernement, qui nous empêche de la lire comme la question du gouvernement de soi-même ? N’est-ce pas ce que l’on cherche en analyse ? Si tout se passe bien, j’en viendrai donc, à partir d’une étude de cette fresque, à glisser à nouveau vers la définition de l’espace, via, les perceptions et la lettre 52, où Freud les mets en scène comme entrée de l’appareil psychique, à mettre en connexion, comme recoupe de l’espace, avec la conscience qui en ferait la sortie, définissant intérieur et extérieur.
Je reviendrai aussi si j’ai le temps sur L’école d’Athènes, de Raphaël, que je n’avais pas eu le temps, l’an dernier, de finir d’explorer. La question de l’allégorie elle-même, comme forme de métaphore, nous ramènera à celle du cadre et de la scène primitive qui s’instituera cadre à toute la suite de l’activité psychique.
Chez Richard Abibon, 60-64 rue Emériau, Tour Panorama, entrée sud 23ème étage, appartement 04-75015 Paris, Métro Charles Michels, à 21h, le 3ème mercredi de chaque mois, d’octobre à juin. 01 45 75 15 22 /06 84 75 94 06
64 rue Emeriau
Tour Panorama
23ème étage appartement 04
75015 Paris
01 45 75 15 22 / 06 84 75 94 06
abibonrichard@wanadoo.fr
http://pagesperso-orange.fr/topologie/
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07 septembre 2009
Atelier de topologie - Lille
Atelier de "topologie" 2009/2010
J'ai le plaisir, comme l'année passée, de vous annoncer la poursuite de notre travail dans le cadre de l' ATELIER DE TOPOLOGIE que je proposais déjà en 2008-2009. A raison d'une rencontre par mois (les dates seront fixées prochainement le mardi à 21H00) nous reviendrons sur ce qui a pu être déplié l'année dernière et reprendrons notre cheminement en direction des figures du tore, du cross cap et de la bouteille de Klein...
Pour mémoire: Proposition 2008-2009:
Il s'agira d'apprécier une formalisation qui trace un espace inédit propre à l'éclairage du champ relatif à la psychanalyse. Pas à pas, d'abord à partir de la bande moebienne, notre démarche visera une "lecture" plus qu'une illustration, passage inouï d'une immédiateté empirique bilatère à une écriture unilatère où se distingue dès lors la production d' un sujet autre, en passe toujours d'advenir...ou pas.
Des concepts "usés", une terminologie "fatiguée" pourraient bien y retrouver une "fraicheur" inattendue...
Aucune connaissance n'est exigible à l'avance, l'intérêt d'y participer suffira à s'y inscrire.
Pour rappel également: notre atelier se propose de travailler à partir du livre de Jeanne Lafont: "la topologie ordinaire chez Jacques Lacan". Marie-laure Caussanel ( psycha Paris) m'a conseillé la lecture de jean-pierre Petit (en téléchargement gratuit): son "topologicon" et plus loin son " geometricon", deux "bandes dessinées" très amusantes, sérieuses et instructives
Très cordialement.
--
Dominique Guévenoux (AECF Lille)
38, rue Léonard Danel
59000 Lille
TEL: 0320130773
14:52 Publié dans exposés, colloques... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : topologie, psychanalyse, lille
Les conférences du samedi de la Lysimaque
La Lysimaque propose
(7 rue Albert de Lapparent, 75007 Paris 01 45 48 87 04)
Conférences du samedi
programme : année 2009-2010
H o r a i r e s i n d i c a t i f s , l i e u , t a r i f :
13h: Nomologie
14h 30: Topologie
16h: pause
16h30 : Récréation topologique
17h: Nomotopie
18h: Logotopie
5 rue Émile-Dubois, 75014 Paris (Cours Alfred de Musset).
Participation aux frais : 80 € à l’année, pour l’ensemble des conférences du samedi (nomologie, topologie, nomotopie, logotopie).
Nomo l o g i e
Droit et criminologie, lois et transgressions
Définition de la politique
Voici une suggestion à discuter : la politique est un enjeu d’écriture de l’objet comme en-plus, y compris dans le corps. Que faire de la plus-value ? Comme faire opérer le plus-de-jouir comme enmoins dans la construction du monde ? La théorie du marché est-elle encore fondée ? Quelles conséquences — y compris symptomatiques — sur l’inconscient et le sujet le capitalisme induit-il dans son actualité dite néo-libérale ?
Bibliographie très succincte
Rancière, Gauchet, Zizek, Meschonnic, Dufour,…
P r o g r a m m e
19 sept.: Jeanne Lafont : Loi positive et loi négative. Essai d’essai historique
17 oct.: Pierre Smet : Politique et collectif (1)
14 nov.: René Lew : Politique du plus-de-jouir
5 déc.: Marie-Hermence Lage : Logique juridique, droits comparés, champ politique
9 janv.: Josette Hector : Démocratie ?
13 fév.: Frédéric Nathan-Murat
13 mars : Frédéric Nathan-Murat : L’an-autorité
10 avril : Pierre Smet : Politique et collectif (2)
19 juin : Sarah Schulmann : La limite de l’utile
T o p o l o g i e
Lieux du sujet
Sujet et objet
Il s’agira de faire l’inventaire des choix freudiens et lacaniens permettant de rapporter le sujet à l’objet, et inversement. Cela peut se topologiser de façon variable :
- depuis le graphe du désir,
- en passant par les surfaces asphériques, et d’abord bandes de Moebius et plans projectifs,
- jusqu’aux noeuds, dont le noeud de Whitehead.
P r o g r a m m e
19 sept.: Jean-Michel Vappereau : Le verrou de W. V. O Quine brisé. Le possible de l’achèvement suit de l’incomplétude sans rémission
17 oct.: Claude Harder : Bandes de noeud borroméen en carrefour
14 nov.: Oswaldo Cariola : Relation sujet-objet dans la surface de Boy
5 déc.: René Lew : Des coupures dans les plans projectifs comme bords à nouer
9 janv.: Pierre Roth : Nouage(s) de tétraèdres
13 fév.: Jean-Michel Mack : Surfaces et noeud à 4
13 mars: Jeanne Lafont : Métonymie et tore
10 avril: Pierre Pitigliano : Le non-objet des suprématistes
19 juin : Jean–Pierre Renaud : Différents types d’immersions
Ré c r é a t i o n s t o p o l o g i q u e s
Il s’agit d’un petit intermède qui prenne au sérieux la notion d’exercice et de manipulation, toujours entre la topologie sphérique et l’asphérique, à partir decette phrase de Lacan : « La sphère est la topologie de ceux qui n’en ont pas ».
Nomo t o p i e
Histoire et concepts
Jaakko Hintikka IV
Fondements d’une théorie du langage
Histoire de la philosophie, philosophie des sciences, questions de vérité, Hintikka brasse l’ensemble des questions de philosophie. Mais il s’attache d’abord à la logique à la jonction avec le langage. Dans cette optique, on axera les propos sur ce qu’on appelle communément des « objets intentionnels » et qui sont d’abord des objets signifiants.
P r o g r a m m e :
19 sept.: Josette Hector : À propos des relations sujet-objet
17 oct.: René Lew : Critique de l’économie inconsciente
14 nov.: Marc Saint-Paul : Hintikka pourquoi pas ?
5 déc. : Jacques Siboni : D’un usage clinique des structures topologiques proposées par Lacan
9 janv.: René Lew : Accumulation et métaphore, virement et métonymie
13 fév.: Pierre Pitigliano : Politique de la topologie et du vide en psychanalyse et en physique
13 mars : Isabelle Thomas : Hintikka, traduction…
10 avril : Osvaldo Cariola : Théorie du langage et construction du monde
19 juin : Gérard Crovisier : Hintikka, bouts de traduction
L o g o t o p i e
Logique et structure
L’oeuvre et l’orientation de Jaakko Hintikka V
Pour débuter, juste un point. Lacan situe le savoir là où la philosophie de la scientificité parle de « connaissance ». Quel rapport la vérité entretient-elle avec l’objet ? Et comment définir la/les vérité/s ? nbQuelle place a/ont le/les pragmatique/s dans la/les réponse/s à ces questions ? Même question en ce qui concerne la phénoménologie où l’intentionnalité vise l’objet quand l’intension de la psychanalyse émane du sujet comme effet de signifiance. Quels liens des mathématiques et du langage ? Retour sur les logiques. Maintenons l’enjeu de la construction de l’organon
nécessaire à la psychanalyse.
P r o g r a m m e :
19 sept.: René Lew : Descartes, Bacon, Leibniz ; Russell, Elster et Hintikka
17 oct.: Marie-Laure Caussanel : Plus tard, c’est maintenant
14 nov.: Jeanne Lafont : Mathématiques de Kant ?
5 déc.: Pierre Pitigliano : Reprise des mathématiques de Kant
9 janv.: Yves-Jean Harder : Mathématiques, métaphysique, sexualité
13 fév.: Marie-Laure Caussanel : Non, peut-être
13 mars : Simone Lamberlin : Rapport du langage avec la réalité
10 avril : Maryam Benmansour : Stratégie vs ontoligie
19 juin : Frédéric Dahan : L’expression chez Spinoza
Bibliographie succincte de Jaakko Hintikka en français
- Livres :
- La philosophie des mathématiques chez Kant (PUF).
- Fondements d’une théorie du langage (PUF).
- Investigations sur Witttgenstein (Mardaga).
- Les principes des mathématiques revisités (Vrin).
- La vérité est-elle ineffable, et autre essais (L’éclat).
- L’intentionn alité et les mondes possibles (Presses universitaires deLille).
ajoutons :
- Élisabeth Rigal : Jaakko Hintikka. Questions de logique et de phénoménologie, Vrin.
- Art icles :
- « Cogito ergo sum : inférence ou performance ? », Philosophie n°6.
- « Les différentes identités de l’identité. Essai critique et historique », Bulletin de la Société française de Philosophie (oct.-déc. 2004).
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Sexualité et psychanalyse aujourd'hui
René Lew propose un séminaire préparatoire au colloque du CMPP d'Ivry sur seine (voir l'argument du colloque à la suite) :
Sexualité et psychanalyse aujourd’hui
Fonction et champ de la parole et de la sexualité en psychanalyse
En psychanalyse on ne travaille que dans la matière subjective : langagière, sexuelle et productive ; sans aucun objet extra-subjectif, même si ceux-ci constituent à l’horizon de la psychanalyse les facticités de Lacan : cet horizon, politique au sens standard, mérite d’autant qu’on s’y intéresse. Les psychanalystes sont ainsi intimement liés à leur pratique. C’est pourquoi la sexualité est inhérente à celle-ci au même titre que la parole, et qu’ils ne paient pas seulement de leur personne, de leurs convictions, de leur pensée ou de leurs sentiments, mais aussi de leur sexualité (pulsions, angoisse, désirs, jouissance).
La question posée est donc celle du corps, du sexe, de la parole et du langage, en leur lien, et telle que les psychanalystes ont à l’assumer chacun en son nom et à sa façon, c’est-à-dire avec son propre corps, son discours, ses pulsions, et d’abord sexuelles, sa vie, ses conceptions et son intimité — sans oublier sa pulsion de mort. Serait-ce celle-ci qui, au fond, implique la règle d’abstinence ? Ne confond-on pas abstinence et abstention ?
Sexualité et violence
À la violence insidieuse du bien-penser du sexe s’oppose, du fait de la pulsion de mort, ce qui est à tort reçu comme violence du franc-parler. Reste bien entendu que son mode de réceptivité (lexis=assomption) est là encore essentiel et que même ce franc-parler ne saurait se passer de rhétorique.
Mais, sous cet angle d’un échange aussi transférentiel, se profile la violence d’être plongé dans le réel du discours. Pour s’en protéger le sujet charge l’ordre établi d’une fantasmagorie théoricienne très sûre d’elle, mais inopérante, car elle n’implique pas le praticien lui-même. Comme s’il était question de se départir d’incomplétude pour être efficace et non l’inverse.
Ce séminaire introduira tant au colloque de CMPP des 29 et 30 mai 2010 (dont l’argument complète celui-ci) qu’au colloque du Comité de liaison français de Convergencia des 12 et 13 juin 2010.
H o r a i r e s , l i e u
Les 2ème et 4ème jeudis du mois (sauf vacances scolaires)
à partir du 8 octobre 2009, de 12h15 à 13h45,
au CMPP, 8,bis avenue Spinoza, 94200 Ivry-sur-Seine, 01 49 60 25 77.
Le CMPP d’Ivry-sur Seine propose un colloque
L e s 2 9 e t 3 0 ma i 2 0 1 0
Sexualité et psychanalyse aujourd’hui :
u n e q u e s t i o n d e d i s c o u r s
Le concept de parrêsia (le franc-parler) vaut-il pour la psychanalyse ? Peut-on parler de sexualité autrement qu’à mots couverts ou par concepts ou mathèmes qui éloignent de la fonction pragmatique de celle-ci ? Quant aux psychanalystes, il s’agit de leur façon de parler de soi, des autres ou des analysants, c’est-à-dire de leur façon de s’impliquer aussi sexuellement dans leur propre discours. On peut ainsi gloser positivement sur la prise universalisante de la « chasse de Pan », ce concept inductif de Francis Bacon visant la généralisation, en soulignant ce qui s’attachait d’érotique à Pan.
Le bien-dire dans la psychanalyse laisserait-il de côté la sexualité ? L’idéologie de la famille nucléaire et bien-pensante domine-t-elle toujours? Pudeur, inhibition, ou au contraire ostentation sont là à discuter. La transposition de la fonction phallique (en intension) en objet a (en extension) ayant valeur de déchet fait rejaillir sur toute la sexualité cette déchéance. Faut-il se contenter de dévoluer en apparence la fonction sexuelle au seul Père ? Pourquoi la sexualité atteint-elle aussi vite, dans le discours, un degré notable d’abjection ? Où sont les tabous actuellement ? Comment la structure du pouvoir, celle de la transmission et celle de leur mise en scène se nouent-elles pour faire institution ? Peut-on dès lors reconsidérer des constantes syndromiques pour spécifier l’éventail des positions analytiques vis-à-vis de la parole et de la sexualité, voire du parlersexe ?
Position masculine et position féminine sont-elles, dans leur organisation signifiante, en particulier en institution, détachées de leur fondement sexuel ?
Il sera question ici de « l’humilité » et du terre-à-terre humain du discours vrai sur le sexe assumé en première personne et pas uniquement désigné extrinsèquement. Façon de passer de la lexis du sexe à des propositions que le sujet partie prenante, l’analyste en l’occasion, soutienne. Assurément, la sexualité questionne tout autant une logique de la vérité,
qu’elle est elle-même interpellée.
Ce colloque est introduit par le séminaire du jeudi midi au CMPP.
D a t e s , l i e u , i n s c r i p t i o n
Espace Robespierre, 2, rue Robespierre, (M° Mairie d’Ivry) ,
le samedi 29 (de 9h30à 18h) et le dimanche 30 mai (de 10h à 17h) 2010.
Accès libre.
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Les dimensions de la psychanalsye
Dimensions de la psychanalyse propose un séminaire sur :
"Les dimensions de la psychanalyse"
En préparation au colloque d’octobre 2010, un séminaire évoquera les dimensions de la psychanalyse. Faut-il dire : les dimensions terre à terre ? Quoi qu’il en soit, il s’agira de mettre à plat les dimensions de la psychanalyseet de les remonter. Par « dimensions » on entendra à la fois celles de l’espace discursif et de la structure du schème subjectif, tout comme les divers registres par lesquels les schématismes de la psychanalyse se déterminent comme tenables : inconscient/préconscient/conscience, ça/moi/surmoi, réel/imaginaire/symbolique, S/ /A/ /a, JΦ/JA/ /sens et bien d’autres, mais pas uniquement par ternaires.
Ajoutons (façon dualité) : aliénation/séparation, sphérique/asphérique, vérité/dire/mi-dire, condensation/déplacement, lettre/signifiant/signifiance, etc.
Marie-Laure Caussanel interviendra le dimanche 20 septembre à propos de l’histoire de Dimensions de la psychanalyse du haut des quinze ans de notre association.
D a t e s , h o r a i r e , l i e u
Le dimanche suivant les samedis de la lysimaque de 10h à 12h,
Soit les 20 septembre, 18 octobre, 15 novembre, 6 décembre 2009
et 10 janvier, 14 février, 14 mars, 11 avril et 20 juin 2010,
au 5, rue Émile-Dubois, 75014 Paris.
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Foire aux cartels
Dimensions de la psychanalyse propose une
F o i r e a u x c a r t e l s
De la parole mise en fonction dans le cartel
Dimanche 27 septembre 2009
« Nous affirmons pour nous que la technique ne peut être comprise, ni donc correctement appliquée, si l’on méconnaît les concepts qui la fondent. Notre tâche sera de démontrer que ces concepts ne prennent leur sens plein qu’à s’orienter dans un champ de langage, qu’à s’ordonner à la fonction de la parole. » Lacan, « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse », Écrits
Lieu de transit de la parole, le cartel permet à chacun des participants de témoigner de son expérience de la psychanalyse au point où il se trouve. Car la formation du psychanalyste, toujours à l’oeuvre, se soutient d’abord du développement de la parole par quoi opère son désir. L’altérité nécessaire aux différentes positions subjectives trouve ainsi son expression dans les échanges avec autrui.
S’il ne prenait pas en compte la parole, le cartel serait considéré uniquement comme un espace d’acquisition des connaissances et d’apprentissage des concepts, il verrait alors forclore sa raison d’être. Pour autant, dans l’espace d’échange du cartel, il ne s’agit ni de technique ni de doctrine à acquérir en vue de l’appliquer. Une foire aux cartels est organisée fin septembre, afin que tous les intéressés puissent se rencontrer, causer, faire part de leur demande et proposition de travail en cartel.
D a t e , h o r a i r e , l i e u
Le dimanche 27 septembre 2009, à 17 h,
5, rue Émile-Dubois, 75014 Paris.
Il est demandé de s’inscrire préalablement auprès de Marie-Karima Spach :
tél. : 06 13 58 93 61, mkspach@hotmail.fr
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